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Il est difficile d’évoquer d’un seul tenant la chirurgie du cancer de la peau car il en existe de nombreux types différents dans leur évolution et pronostic. Schématiquement on peut opposer le mélanome qui a un potentiel d’évolution général aux carcinomes basocellulaire et spinocellulaire qui ont une évolution locale voire locorégionale.

En revanche, concernant leur traitement local on retrouve des éléments communs.
Compte tenu de la nature maligne de ces lésions il est important de prendre des marges lors de leur exérèse ; c'est-à-dire que lorsqu’on enlève ces tumeurs il faut passer au large de celle-ci ; Ces marges dictées par la nature de la tumeur sont de l’ordre de quelques mm à quelques cm. Ceci implique que même pour l’exérèse d’un « petit bouton » comme cela est souvent présenté par le patient il faille faire « un trou » (perte de substance) important. Ces exérèses peuvent être spectaculaires, notamment au niveau du visage, et sembler démesurées mais elles sont nécessaires afin d’éviter le risque de récidive.

Heureusement les possibilités de la chirurgie plastique sont importantes et la couverture de la perte de substance peut se faire soit à l’aide d’une cicatrisation dirigée (des pansements), d’une greffe de peau ou d’un lambeau.
  
Principe
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Technique chirurgicale
L’intervention se pratique  en général sous anesthésie locale accompagnée d’une sédation. La tumeur est enlevée. Une greffe de peau implique la prise de peau à un endroit du corps et la fixation  sur la perte de substance. Le lambeau implique également une prise de peau mais celle-ci  n’est  pas complètement détachée et garde une attache par ce qu’on appelle le pédicule qui permet un apport sanguin faisant vivre cet élément de peau de façon autonome.

En général le Dr Réau utilise des fils résorbables qu’il ne sera pas nécessaire d’enlever.

Le retour à domicile s’effectue le jour même.

Le plus souvent   on procède à l’ablation du pansement le lendemain. Un lavage au sérum physiologique ainsi que l’application de vaseline pour faire tomber les croutes sont le plus souvent suffisants. Des massages de cicatrices sont à effectuer à partir du septième jour.

A signaler que les cicatrices mettent 6 mois à 2 ans avant de s’éclaircir complètement.
  
Suites post-opératoires
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Au total
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Au final, compte tenu de l’importance des résections initiales, le résultat local à terme est le plus souvent satisfaisant .